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LEROUX
Isabelle |
contact
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English |
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La
négociation dans la construction du territoire. Une
approche institutionnaliste. |
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| Centre
de recherche : |
Laboratoire
d’études et de recherches sur l’économie,
les politiques et les systèmes sociaux (LEREPS). |
| Directeur
de recherche : |
Jean-Pierre
GILLY, Professeur à l’Université
Paul Sabatier Toulouse 3. |
| Membres
du jury : |
Pierre DOCKES, Professeur à l'Université
Louis-Lumière Lyon 2.
Gioacchino GAROFOLI, Professeur à l'Université
de l'Insubria de Varese, Italie.
Thierry KIRAT, Chargé de Recherche au CNRS,
IDHE-ENS Cachan.
Philippe MOATI, Professeur à l'Université
Denis-Diderot Paris 7.
Jean-Benoît ZIMMERMANN, Directeur de Recherche
au CNRS, GREQAM Marseille.
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| Année
de soutenance : |
2002 |
| Discipline
: |
Sciences
économiques |
| Accés
au texte intégral : |
PDF |
| Cotes
catalogue BU UT1 : |
BU Arsenal : TG1001-2002-46
(Exclu du prêt)
BU Manufacture : TSE2002-LER
(Prêtable) |
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Résumé
: |
Cette
thèse montre que la négociation est l'enjeu majeur
de la construction du territoire, fondée sur la création
de ressources. Cette création de ressources suppose la
mise en coordination d'acteurs hétérogènes
(firmes, acteurs publics ou sociaux) dont les logiques d'intérêts
et de pouvoir sont difficiles à concilier. La dynamique
de construction du territoire dépend alors de la capacité
des acteurs à traiter ces conflits par la négociation.
L'apport principal de cette thèse réside dans une
conception renouvelée du territoire défini dans
le cadre de l'approche par la proximité comme un espace
de négociation. Il s'agit d'un espace construit sur la
base de processus complexes, croisés et situés de
négociation, vecteurs d'anticipation, de médiation
ou de résolution des conflits. La négociation est
ici définie dans une perspective institutionnaliste comme
un processus de co-production de règles à la fois
arbitré et arbitral, visant à la mise en compatibilité
des différentes logiques d'acteurs. Ces règles,
constitutives d'une proximité institutionnelle, facilitent
ensuite l'engagement des acteurs dans une activité finalisée
commune donnant naissance à une proximité organisationnelle.
Nos deux études de cas confirment que les dynamiques territoriales
reposent d'une part sur de "grandes négociations"
visant à la formulation d'un cadre de règles commun
à tous les acteurs, dans les périodes de transition.
Et d'autre part, elles reposent sur de "petites négociations",
plus décentralisées, concernant la mise en oeuvre
pratique des proximités organisationnelles. Cette analyse
montre également que si les acteurs sont conduits à
faire des concessions et à céder une partie de leur
pouvoir de décision, ils tentent assez systématiquement
d'exercer un pouvoir d'influence ou de discrimination par des
moyens masqués et détournés. |
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| Title
: |
Negotiation
processes in territory construction. An institutionalist
approach. |
| Abstract
: |
This
thesis brings to light that negotiation is at stake in territory
construction based on resources creation. This resources creation
supposes to set up coordination between various actors (firms,
public actors, social actors), whose vested interests may not
prove conciliable. So the dynamic of territory construction depends
on actors capacity to solve these conflicts by using negotiation.
The main contribution of this thesis is to propose a renewed conception
of territory, within the proximity approach perspective, clearly
definited as a negotiation space. It means here a space built
up from complex, crossed and situated negotiation processes, aiming
at conflict anticipation, mediation and solving. Negotiation is
beeing defined through an intitutionalist perspective as a rules
co-production process, both arbitral and arbitrated, aiming at
a compatibility between the different logics involved. These rules
compose an institutional proximity, that can lead to effective
common economic activities between actors, so contributing to
an organizational proximity. Our two empirical studies confirm
that territorial dynamics are based on the one hand on "large
negotiations", within transition periods, aiming at a common
set of rules. On the other hand, territorial dynamics are based
on "small negotiations", as decentralized negotiations
concerning the effective selling out of organizational proximities.
This analysis shows moreover that if actors make concessions and
yield one part of their decision power, they endeavour systematically
to exerce an influence or a discrimination power by hided and
indirect means.
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