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QUIRICO,
Ottavio |
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English |
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Réflexions sur le système du droit international pénal
: la responsabilité "pénale" des États
et des autres personnes morales par rapport à celle des personnes
physiques en droit international. |
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| Centre
de recherche : |
Centre
Morris Janowitz "Sécurité et relations internationales" |
| Directeur
de recherche : |
Jean-Marie
CROUZATIER, Professeur à
l’Université Toulouse 1 Sciences sociales. |
| Membres
du jury : |
Robert CHARVIN, Professeur à l’Université
de Nice, rapporteur.
Gérard GONZALEZ, Professeur à l’Université
de Montpellier, rapporteur.
Marie-Hélène GOZZI, Maître
de Conférences à l’Université Toulouse
1 Sciences sociales.
Michel-Louis MARTIN, Professeur à l’Institut
d’Études Politiques de Toulouse.
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| Année
de soutenance : |
2005 |
| Discipline
: |
Droit |
| Accés
au texte intégral : |
PDF
- Cotes catalogue BU UT1 :
BU Arsenal : TG1001-2005-69 (Exclu du prêt)
KJV164/R5/2005-69
(Prêtable)
Bibliothèque
Garrigou : T 63097 (Exclu du prêt) |
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Résumé
: |
Par
« système du droit international pénal »
on entend l’ensemble des normes qui règlent la responsabilité
internationale pénale. Tant au niveau des principes généraux
qu’au niveau des règles relatives, certaines normes,
assez développées et cohérentes, régissent
la responsabilité des individus, d’autres, moins
développées et cohérentes, règlent
la responsabilité des États et des autres personnes
morales. Malgré ce décalage, la responsabilité
individuelle est à la base de l’imputation collective,
de sorte qu’il faut concevoir toutes les normes en question
comme un système unique. En raison de la nature essentiellement
privée et décentralisée du droit international
on parlerait d’un système de la responsabilité
« majeure » plutôt que « pénale »,
mais substantiellement, au-delà de la terminologie employée,
il faut reconnaître l’existence de l’ordre normatif
en question. Une évaluation dudit système, du point
de vue de la cohérence (analyse ontologique) et de l’efficacité
(analyse phénoménologique), dévoile un cadre
problématique. Afin de sortir des impasses systématiques
plusieurs solutions sont envisageables, de iure condendo. Essentiellement
on devrait réformer le système selon trois directives.
En premier lieu il faudrait définir les actes illicites
internationaux majeurs des États de façon précise,
selon l’esprit de l’article 19 du Projet d’articles
sur la responsabilité des États adopté par
la Commission du droit international, en première lecture,
en 1996. Deuxièmement il faudrait établir la compétence
obligatoire d’une cour impartiale pour juger les conduites
des États, de façon coordonnée avec le jugement
sur la responsabilité individuelle, conformément
au principe de l’imputation organique. Troisièmement
il faudrait instituer un organe exécutif des décisions
prises par la juridiction internationale, préférablement
le Conseil de sécurité des Nations Unies, pour coordonner
l’action étatique. En définitive, la solution
la plus cohérente consisterait à élargir
la compétence de la Cour pénale internationale,
actuellement limitée aux individus, aux États, ainsi
qu’aux organisations internationales et aux autres personnes
morales, dans le cadre d’une réforme radicale du
système onusien. Un tel système, relatif de par
son origine conventionnelle, pourrait être universalisé
en exploitant la notion de crime en tant que violation du ius
cogens. Un ordre ainsi conçu ne serait pas figé
et statique, du point de vue du droit matériel, mais changeant
et ouvert à l’inclusion de nouvelles conduites dans
le champ des infractions, selon l’évolution du droit
international en tant que droit vivant. |
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| Title
: |
Reasoning
on the international criminal law system – The states and
other corporations “criminal” responsibility compared
to that of individuals in international law. |
| Abstract
: |
The
“International Criminal Law System” encompasses the
whole body of the standard rules that regulate international criminal
responsibility. Both in general principles and in relative norms,
some rules, sufficiently developed and coherent, govern the responsibility
for individuals, while other rules, less developed and less coherent,
regulate the responsibility of States and other corporations.
In spite of this difference, the individual responsibility is
at the base of the collective charge, so that it is necessary
to conceive all the related rules like a single system. Because
of primarily private and decentralized nature of international
law, we should speak about a “major” rather than a
“criminal” responsibility system. However and notwithstanding
the terminology, the existence of this normative order should
be recognized. The evaluation of the aforesaid system reveals
a problematic framework from the point of view of the coherence
(ontological analysis) and the effectiveness (phenomenological
analysis). In order to deal with the systematic problems, several
solutions are possible, de iure condendo. Basically one should
reform the system according to three directives. First it would
be necessary to define the major international breaches of States
in a precise way, according to the content of article 19 of the
Draft Articles on State Responsibility adopted by the International
Law Commission, at first reading, in 1996. Second it would be
necessary to establish the binding competence of an impartial
court to judge the behaviours of States, according to the judgement
on individual responsibility, following the principle of the organic
charge. Third it would be necessary to create an executive body
for the decisions taken by the international jurisdiction, preferably
the United Nations Security Council, in order to coordinate the
States official action. Finally, the most coherent solution would
consist in widening the International Criminal Court competence,
currently limited to individuals, to the States, as well as to
the international organizations and other corporations, within
the framework of a radical reform of the United Nations system.
Such a system, relative from its conventional source, could be
universalized by exploiting the concept of crime as a violation
of the ius cogens. An order thus conceived would not be static,
from the point of view of substantive law, but dynamic and open
to the inclusion of new behaviours in the field of the violations,
according to the development of the international law as an evolving
system. |

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